Non, c’est non

Non, c’est non


Auteure:
 Dïana Bélicenon-cest-non-final-lres

Nombre de pages: 336

Format: Ebook

Maison d’éditions: Éditions de Mortagne

Date de parution: 26 février 2016

Prix: 16,95$ broché

Résumé


Oui. Non. Le dictionnaire est assez clair sur la définition des deux termes. Oui: exprime une réponse positive à une interrogation. Non: préfixe exprimant la négation, le contraire, le REFUS. C’est ce que j’ai tenté de faire comprendre à Zackary, ce soir-là. Que je ne voulais pas. Même que je lui ai crié. NON! Mais pour lui, ma réponse ne voulait rien dire. Et maintenant, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. L’agression sexuelle est l’acte criminel le moins signalé à la police. Pourquoi? Parce que la honte et la peur accablent la victime. Parce que la victime doit, en plus, faire face aux préjugés véhiculés par la culture du viol. Encore de nos jours, ce concept nous dicte  » de ne pas sortir seule le soir, sinon on cherche le trouble. »,  » De ne pas s’habiller sexy, parce qu’on provoque les hommes », « de ne pas embrasser si on n’est pas prête à aller jusqu’au bout », » de ne pas dire non après avoir dit oui ». Dans notre société dite évoluée, le fardeau de la preuve appartient toujours à la victime, non à l’agresseur. Il est primordial d’éduquer nos jeunes et de faire changer la honte de camp. Plutôt que d’enseigner à nos filles quoi faire pour ne pas être violées, apprenons à nos fils à ne pas violer.

Extrait

[…]


Je tremble de tout mon corps. Le mur devant moi se couvre de taches noires. Je me sens tomber sur le sol. J’ai dû perdre connaissance, car, quand j’ouvre les yeux, Evelyne est à genoux à côté de moi. Elle glisse son bras sous le mien pour m’aider à me relever, mais je me dégage violemment.

* Non, laisse-moi ! Touche-moi pas!

Elle se plie à ma demande et s’assoit en tailleur devant moi.

* Emma, regarde-moi, s’il te plaît.

J’enfouis mon visage dans mes mains.

* Non! J’ai … j’ai trop honte!

[…]

 

Avis


Un livre qui comme son nom laisse bien comprendre qu’il va s’agir du viol d’une jeune fille de 17 ans. Ce livre m’a beaucoup bouleversé, ce qui arrive à cette jeune fille est juste immonde. L’auteure a décrit la scène avec tellement de détails, autant dans l’action que dans les expressions et les sentiments de chaque personnage.


Comment peut-on faire subir cela à quelqu’un? Comment vivre après avoir vécu un viol ?


Ce livre nous apprend beaucoup de chose sur le viol et le après pour la jeune fille, où malheureusement une condamnation n’est pas toujours le résultat de la plainte faite.


Cela n’est pas une raison valable, mais en général les violeurs sont souvent d’ancienne victime de viol ou ont vécu quelque chose de traumatisant en rapport avec la sexualité. Et pour Zackary, c’est bien l’une de ces deux raisons. Mais encore une fois cela n’excuse en rien ce qu’ils ont fait. Cela reste une chose immonde et punit par la loi de prison avec sursis voire même du ferme selon le juge et les faits. Et pour ce genre de délit, il n’y a pas que 5 ans avant que l’ont déclare qu’il y a prescription mais bien plus.


Ce livre nous apprend vraiment plein de choses, quand la police est prévenue dans les délais pour les prélèvements pour la trousse médicolégale.
L’auteure arrive à nous faire percevoir tout le ressenti de cette jeune fille. J’ai ressenti toute sa colère, ses peurs, ses douleurs ainsi que ses craintes. Ce que traverse Emma, je ne le souhaite à personne.


Je comprends que sa mère soit sous le choc, impuissante à tout cela, en colère contre ces garçons, mais ce n’est pas à sa fille de prendre tout cela en plein dans la figure. Emma se sent déjà assez coupable, stupide et responsable elle n’a pas besoin de cela en plus. Mais j’ai bien peur que ce soit la réaction de toutes les mères ou en tout cas d’une majeure partie. La réaction de sa mère est juste inhumaine. On dirait que pour elle, Emma a décidé que cela lui arrive et que pour le coup elle le mérité.


Alexis est un autre personnage qui cache bien son jeu, il semble doux, tendre, affectueux, mais c’est surtout un sale type (pour rester polie) et un gros profiteur. Je ne l’aurais pas imaginé ainsi. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences.


Le petit dossier à la fin du livre est une belle aide pour les victimes d’agressions sexuelles en espérant qu’il aidera beaucoup de victimes de ce délit.


Merci beaucoup à l’auteure qui ose parler de ce sujet, j’espère qu’il aidera des victimes à sortir du silence afin que son ou ses agresseurs soient punis.


Un peu déçu qu’il n’y ait pas eu le jugement de raconter, afin de savoir comment cela se passe pour Emma, si elle a bien vécu de revoir ses agresseurs ou si cela l’avait plongé dans une rechute, voir le verdict pour ses agresseurs. Mis à part cela, je trouve que ce livre est un bijou autant dans son écriture que dans le savoir qu’il nous apporte.

Vous pourrez trouver ce livre sur le site Editions de Mortagne aussi bien en ebook quand format papier. Bonne lecture à vous.

Note


8,9/10.

Un livre fort en émotion, qui sensibilisera forcément son lecteur.

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Le placard

Le placard

Auteur: Kim Messierleplacard1339780542_400.jpg

Nombre de pages: 288

Format: Ebook

Maison d’éditions: Edition de Mortagne

Date de parution: 1er Août 2012

Prix:16.95$ broché

Résumé

À douze ans, Léa se surprend à éprouver une attirance pour une fille. Instinctivement, elle refoule ses sentiments par peur de la différence.

À dix-sept ans, sa véritable nature s’impose de nouveau à elle. Mais Léa n’a pas changé d’avis : toute vérité n’est pas bonne à dire. En tout cas, pas toujours et, surtout, pas la sienne…

Elle choisit donc de vivre dans le mensonge, déchirée entre son désir de se dévoiler et celui de se cacher. Par crainte d’être pointée du doigt. Étiquetée. Mise à l’écart.

S’il fallait que sa famille, ses amis découvrent son secret… L’aimeraient-ils encore ? La rejetteraient-ils ? Seule Frédérique, sa copine, sait qu’elle est lesbienne. Mais leur amour naissant saura-t-il résister aux cachotteries de Léa ?

Dans un monde où l’on présume de l’hétérosexualité des enfants, il est souvent difficile de s’affirmer, de sortir du placard. Et ce, même si les mœurs ont évolué, même si plusieurs clament haut et fort qu’ils ne sont pas homophobes… Ce roman touche un sujet peu traité dans les romans pour adolescents : l’homosexualité féminine.

Extrait

[…]

Pourquoi suis-je incapable de préciser ma pensée? Maudit stress! J’aimerai tant être pleine d’assurance, mais Frédérique m’intimide avec ses grands yeux.

Elle fronce les sourcils et me demande:

– Pourquoi ?

Ma voix porte à peine, juste assez pour qu’elle m’entende:

– Mes amis croient que je suis normale…

Ses yeux s’agrandissent.

– Parce que tu penses que tu es anormale?

Soudain, je me sens TRÈS nerveuse et me penche vers l’avant en chuchotant:

– Non, mais je n’ai pas dit à mon entourage que je suis différente.

Ce terme est-il plus approprié? Je me mords les lèvres.

– Léa, tu es lesbienne, ce n’est pas la fin de monde! s’écrie-t-elle.

J’ouvre grand les yeux et regarde autour de moi. Personne n’a entendu. Fiou!… Elle ajoute:

– De toute manière, qu’est ce que tu fais de si différent?

[…]

Avis

Un livre assez surprenant qui nous parle de l’homosexualité mais uniquement chez la femme. Je trouve cela très bien,dommage qu’il y en ait si peu qui aborde le sujet.

Léa est une jeune fille qui ne fait pas les choses à moitié, et quand elle aime c’est de tout son être. Quand le jour de ses 12 ans elle se rend compte qu’elle aime les filles, elle fait tout pour taire ses sentiments. Pour elle ce n’est pas normal,on lui a toujours appris un couple c’est une fille et un garçon. À cause de cet enseignement, elle ne va pas se sentir normale. Même si ce mot ne veut rien dire à mes yeux, mais c’est son ressenti à elle.

La réaction du père de Frédérique me choque énormément, mettre son enfant à la rue parce qu’il est homosexuel est juste immonde et impensable pour ma part.

J’aime beaucoup le personnage de Léa, timide peu sûr d’elle mais d’une extrême gentillesse. Elle a un papa qui sait la comprendre quand elle n’a pas le moral.

Ce livre envoie un grand message: ne jamais juger quelqu’un pour ce qu’il ou ce qu’elle est car à part la détruire à petit feu cela ne sert à rien du tout. On voit bien que Léa est heureuse et épanouie quand elle est en présence de Frédérique. Mais on voit bien que lorsqu’elle retourne à la réalité elle devient maussade car elle doit constamment mentir, à ses parents, à ses amis, de peur d’être jugée et rejetée. 

J’ai été un peu déçue sur le fait que Léa n’en parle pas donc ne sortira jamais du placard. J’aurais bien voulu avoir la réaction de ses parents, de ses amis car à un certain moment on dirait qu’Alexis se doute de quelque  chose, mais aucun des deux n’en parlent. Et on a l’impression que pour lui, il y a un blocage comme si cela n’était pas « normal ».

 

Note

9/10.

Un livre qui aide vraiment à ouvrir les yeux sur l’homosexualité.

Garçon manqué

Garçon manqué

Auteur: Samuel Champagnegarçon manqué

Nombre de pages: 336

Format: Ebook

Maison d’éditions: Editions de Mortagne

Date de parution: 19 mars 2014

Prix: 16,95$ Broché

Résumé

« Oh, la jolie petite fille ! » Je suis pas mal sûr que c’est ce qu’on a dit quand je suis né. On a regardé entre mes jambes et le sort en était jeté. Après, ça n’a plus arrêté. « Regarde ses beaux cheveux longs, comme ceux d’un ange », disait toujours mon grand-père. Et mon frère refusait que je reste dans sa chambre quand il était avec ses amis : « Tu ne peux pas jouer avec nous, je ne veux pas d’une petite sœur dans les pattes. » Puis j’entendais ma mère me complimenter : « Éloïse, regarde-toi, ma belle, tu as l’air d’une princesse dans cette robe. »

Éloïse. Je savais que c’était mon nom. Mais qui étaient la sœur, la belle, la poupée dont ils parlaient? Je ne me reconnaissais pas dans ces mots, je me sentais différent et je ne comprenais pas pourquoi. Quelque chose en moi avait mal. Les miroirs et le temps ont répondu à mes questions. J’ai vu un corps de fille. Et pourtant… Malgré mon corps féminin, je sais que ce n’est pas moi. Moi, je suis un garçon. Un gars, un homme, un ti-cul, un dude

Ou vous pouvez tout simplement m’appeler Éloi.

Parfois, la nature fait une erreur, et un enfant naît dans le mauvais corps. Il se livre alors à un horrible combat intérieur, acceptant difficilement son physique comme étant le sien. Lorsque cette personne prend conscience de sa différence, lorsqu’elle décide que le changement de sexe est sa seule option, un immense processus s’enclenche. L’auteur, lui-même en transition, utilise son expérience pour raconter tous les obstacles inhérents à la transsexualité.

Extrait

[…]

  • C’est pour toi? s’enquiert la caissière en souriant. 

    J’acquiesce et ma mère ajoute:

    – Mon petit gars manqué.

    Je baisse la tête vers mes souliers. Ne dis pas ça… Le mot « manqué » ne devrait pas s’appliquer aux personnes. C’est comme si j’étais ratée. Incomplet. Incomplète. Comme si on ne s’était pas appliqué quand on m’a fabriquée.

    C’est peut-être vrai au fond. C’est sûrement vrai.

[…]

Avis

Dès le début on est plongé dans la vie d’Éloïse qui ne supporte pas son image de fille. Pour elle, elle est un garçon! Et personne ne la comprend, sauf sa grand-mère et Pascal son meilleur ami. Elle aurait surtout besoin du soutien de ses parents, mais au lieu de ça, elle fait face à leur incompréhension et à la colère de son père. Personne ne prend en compte son mal-être parce qu’elle a 10 ans.

Éloïse en plus de sa souffrance dûe au fait qu’elle ne s’accepte pas en fille, elle perd sa seule alliée, la seule qui paraissait la comprendre. Comment accepter que son corps change quand on ne veut pas de ces changements? On voit bien qu’elle ne va pas bien, elle parle toujours d’elle au masculin et se reprend pour parler au féminin. Au début, cela peut paraître déstabilisant d’avoir le il puis reprise elle, mais on s’y fait très vite.

Ce livre parle très bien de la douleur qu’elle ressent en son fort intérieur, tous ses tiraillements, ce mal qui joue avec elle. On peut voir aussi que personne ne cherche vraiment à la comprendre, ils lui demandent toujours de faire des efforts, mais eux n’en font pas un seul au début. Comme si Eloïse était responsable de ce qui lui arrive. Alors qu’elle-même ne comprend pas.

À dix ans, Éloïse cherche à se faire du mal en se grattant au sang ou à se pincer jusqu’à se faire vraiment mal. Par la suite, on va même découvrir qu’elle se coupe. On ressent vraiment la détresse d’Éloïse, et franchement pour l’instant je suis en colère contre ses parents qui ne cherchent pas à comprendre et qui ne font que la blâmer, comme si elle leur parlait d’un caprice de gamine.

Ce livre m’a énormément mise en colère, tout le monde lui dit de faire des efforts, alors qu’elle ne fait que ça. Mais, je ne vois aucun effort de leur part. Elle mène une bataille perpétuelle en elle pour être comme ils veulent et personne ne s’en rend compte. Heureusement qu’il y a eu ce 3e psychologue pour l’aider et la mettre sur la bonne voie.Comment expliquer aux personnes que l’on est différent, que l’on y est pour rien et quand on met le nom sur ce qu’on est, ce n’est pas pour autant que l’on se sent mieux.

Au début du livre j’ai été choquée par le père d’Eloïse, quand il lui demande pourquoi elle ne veut jamais rien faire de normal. Qu’est-ce que la normalité? J’aimerais bien le savoir, dire de quelqu’un qui est différent de soi qu’il n’est pas normal est digne d’une insulte. Personne n’est normal, on est tous différents et nous devons en être fiers. Si tout le monde était pareil, on s’ennuierait. Et justement c’est dans la différence que l’on s’épanouit, surtout quand on nous accepte comme nous sommes et pas comme les autres voudraient que l’on soit. Après tout qui a dit les filles doivent porter telle ou telle chose, jouer avec tel ou tel jouet, et inversement pour les garçons.

Je n’en reviens vraiment pas, l’auteur nous fait ressentir le mal-être d’ Éloïse comme si c’était le nôtre, c’est fantastique que l’on arrive à faire éprouver des émotions qui ne sont pas les nôtres. Un grand bravo à l’auteur.

J’aime énormément le personnage de Pascal qui reste auprès d’Éloïse/ Éloi malgré sa différence et qui fait tout pour le comprendre. Le personnage de Dominic est super aussi, il soutient Éloi, l’aide à ne plus souffrir avec ses bandages. Il le comprend et l’accepte comme il est.

Ce livre montre très bien que le harcèlement physique et moral subvient n’importe où, n’importe quand et par n’importe qui. La méchanceté gratuite parce qu’il est différent, insulte, bousculade, humiliation. Tout le monde est acteur ou spectateur, mais personne ne bouge, personne ne l’aide et ils sont tous complices au final. Il nous montre aussi comment l’être humain peut avoir l’esprit très fermé ou c’est moi qui suis trop ouverte. Dans ce livre, ce qui me choque ce n’est pas Éloi, mais tout ceux qui n’accepte pas ce qu’il est et qui ne veulent pas comprendre.

Je suis contente que sur la fin le père fasse enfin le pas de parler avec Éloi, ils peuvent enfin vider leur sac chacun et c’est de là qu’est né leur nouvelle relation non plus en tant que père et fille, mais en tant que père et fils.

Décidément cet auteur a le don pour me faire pleurer à chaud de larmes. Quand Éloi et son papa parlent enfin ensemble on ressent tout leurs sentiments, on est obligé de pleurer avec eux. Mais on voit aussi que cette discussion a porté ses fruits et qu’à partir de maintenant son papa fait des efforts aussi, ça va dans les deux sens à présent.

Je dis un grand merci à Samuel Champagne pour ce roman qui apprend beaucoup de choses au lecteur. J’aimerais vraiment que ce livre soit lu par tout le monde afin que les esprits soient moins fermés sur la transsexualité.

 


Note

9.8/10. Lecture très agréable et instructive.

Vous pouvez vous procurez ce livre sur le site des Editions de Mortagne

Coming out

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auteur: Kim Messier

Nombre de pages: 288

Format: ebook

Maison d’éditions: Editions de Mortagne

Date de parution: 7 août 2013

Prix: 16,95$ broché

 

Résumé


C’est officiel, Léa sort avec Frédérique. Après une nuit de rêve dans un hôtel luxueux, elle redescend toutefois de son nuage. Alexis et Arianne, ses deux meilleurs amis, ont découvert qu’elle était lesbienne. Elle doit tout leur avouer… Mais pas question de le dire à ses parents! Craignant que son secret soit dévoilé au grand jour et déçue par la réaction démesurée d’Arianne, Léa décide de renoncer à l’amour de Fred.

Un an et demi plus tard, elle fait la rencontre d’Anne, qui devient sa nouvelle copine. Aussitôt, les cachotteries recommencent. Mais Léa n’en peut plus d’inventer des histoires… Une importante décision s’impose à elle: Il est grand temps de faire son coming out!
Armée de courage et du soutien d’Alexis, Léa élabore un plan pour parler à ses parents. Comment réagiront-ils? Seront-ils déçus? Anne, de son côté, réussira-t-elle à se confier aux siens? Son père, cet ignoble homophobe acceptera-t-il sa fille comme elle est ?

Vivre sans le silence n’est pas simple et les deux jeunes femmes apprendront que malgré les conséquences, admettre qui l’on est procure un immense sentiment de liberté.

 

Extrait


Combien de temps suis-je restée à l’extérieur? Au moins une heure! Il fait presque noir. Je me lève en inspirant et en expirant lentement. « Respecte ton plan et tout ira bien… » Etape 1: déjeuner avec ma mère et aller m’entraîner au gym avec elle: chek ! Etape 2 : faire les boutiques et manger dans un restaurant, histoire de lui rappeler qu’on est bien ensemble, qu’on a une belle complicité: chek !
Etape 3 ( cruciale, pénible et imminente) : me confier à elle et la prier de pardonner mes mensonges. Pourvu qu’elle m’accepte… Pourvu qu’elle continue
de m’aimer ! Je fais quoi si elle me repousse? M’injurie? Me rejette ? Je n’ose même pas y penser. Ma mère est toute ma vie.  » Une étape à la fois, Léa. » Avant d’entrer, je m’efforce de mettre en pratique mes techniques de respiration, mais mon cœur est sur le point d’exploser.

[…]

Avis


Un livre qui peut mettre en colère pas parce qu’il parle de l’homosexualité d’une jeune fille, non, mais à cause du comportement de certains des personnages.

Ariane la dite meilleure amie de Léa qui lui en a mis plein la figure et qui au final a abandonné ses années d’amitié avec Léa.


Le père de Anne qui passe son temps à la rabaisser lui dire qu’elle est grosse et qui en prime est homophobe. Comme si une orientation sexuelle c’était nous qui la décidions réellement. Elle s’impose plus à nous qu’on ne la choisit.

La mère de Léa qui se braque, ignore sa fille jusqu’au retour de son époux. Qui ne veut plus lui parler. Comme si cela pouvait être qu’un mauvais rêve, quand l’ignorant la vérité est moins présente.


Ce livre met bien en avant les différentes réactions que les amis ou la famille peuvent avoir. J’ai vraiment du mal avec la réaction d’un parent qui rejette son enfant parce qu’il est homosexuel. Encore une fois, on ne choisit pas.

Ce livre m’a beaucoup fait pleurer dans le sens où j’avais l’impression d’être à la place de Léa qui face à la réaction de ses amis passe par plein d’émotion. Qui une fois avoir pris son courage à deux mains pour en parler à ses parents est surpassée et surprise des réactions c’est juste impressionnant.


Je pense que cela doit être assez dur de faire son coming out, on s’attend à du soutien et Léa en a pas beaucoup à part deux personnes peut-être trois si on compte sa copine qui la soutien mais avec réticence par peur pour elle-même. Etant moi même maman si l’une de mes filles devaient m’apprendre qu’elle est lesbienne et bien, si elle est heureuse ainsi, je serai fière pour elle et toujours présente à ses côtés. Oui je serais sûrement surprise au début et encore je ne sais pas vraiment. Je pense que dans ce genre de situation, on apprend à passer à côté de certaines choses pour le bonheur de nos enfants. Je remercie mes parents pour ces valeurs qu’ils m’ont inculquées.


Oui c’est vrai l’homosexualité reste quelque chose de tabou dans les mœurs, mais cela commence à changer avec le mariage pour tous par exemple. Je pense qu’il est grand temps d’arrêter de juger les gens sur leur vie, orientation

sexuelle. Laissons les vivre leurs vies.


Le personnage d’André est un personnage écœurant, on peut dire d’une fille qu’elle est homosexuel, lesbienne, mais gouine je trouve cela insultant, très péjoratif. Voir l’homosexualité comme une maladie est juste immonde, inhumain. Seul un homophobe peut dire de telle absurdité. J’en reviens pas cet homme se prend pour un bon père avec du cœur. Si sa famille se déchire c’est à cause de Anne et seulement d’elle, en gros lui est la victime. Beaucoup de personne oublie de se remettre en question, lui en particulier. Il met littéralement sa fille à la porte mais c’est elle qui brise sa famille. Tout cela pour  une question d’image.


Une fin magnifique, magique qui m’a fait couler une petite larme de joie.

Ce livre est un vrai bijou, il nous montre à quel point l’Homme peut-être totalement inhumain, mais aussi à quel point il peut apprendre, essayer de comprendre et d’accepter. 

Une très bonne suite du premier tome qui est le placard. Vous pouvez trouver ce livre chez Les éditions de Mortagne.

Note

9,5/10

Magnifique histoire malgré les événements.

A la dérive

A la dérive

Auteur: Poirier Nadinec1--la-drive-final-low-res.jpg

Nombre de pages: 320

Format: Ebook

Maison d’éditions: Editions de Mortagne

Date de parution: 8 février 2017

Prix: 16$95 broché

Résumé

Maltraités et négligés par une mère alcoolique et toxicomane, Nolan et sa sœur, encore tout jeunes, sont pris en charge par la DPJ. Commence alors un long périple de famille d’accueil en famille d’accueil, au rythme des mauvais coups que fait Nolan pour en être expulsé.

À seize ans, après avoir passé la moitié de son existence dans le « système », Nolan est toujours convaincu qu’il réussira à retourner auprès de sa mère. Même si celle-ci ne lui témoigne plus aucun intérêt, il ne peut envisager sa vie sans elle et n’offre son attachement à personne d’autre. Jamais une nouvelle mère ne pourra être plus aimante que celle qu’il s’est fabriquée dans son imaginaire.

Son agressivité grandissante et ses séjours fréquents au centre jeunesse lui confèrent un statut de délinquant, de rebelle. Qui donc voudrait d’un adolescent pareil sous son toit ? Une famille, pourtant, semble finalement croire en lui… Et il y a Laurie. Si forte et courageuse. Se pourrait-il que cette rencontre parvienne à tout changer ?

L’abandon, qu’il soit vécu au sein d’une cellule familiale ou en institution, est souvent responsable du trouble de l’attachement. Des comportements défiant les règles établies par la société s’ensuivent, ainsi que les sanctions qui s’imposent. Il devient alors difficile de penser à l’avenir de façon optimiste. S’ouvrir aux autres peut être la solution pour réussir à repartir sur de nouvelles bases

Extrait

Ma sœur s’assoit sur le divan du salon. Ses écouteurs sur les oreilles, elle révise ses leçons. Mike, le dernier venu dans la famille d’accueil, dévale l’escalier du deuxième étage et s’affale à côté d’elle. Il se démène pour obtenir son attention. Sans me montrer, j’observe son stratagème. Zoé par-ci, Zoé par-là : un vrai pot de colle, celui-là. Ma sœur l’ignore, mais ça ne le décourage pas.

– Ma belle Zoé, tu viens au parc avec moi ? Je voudrais te montrer quelque chose.

Ma sœur fait mine de ne pas l’entendre. Mike tire sur ses écouteurs et lui répète la question. En alerte, je me prépare à lui dire ma façon de penser. Celle qui fonctionne à 100 %, avec mes poings. En général, les gars comme lui comprennent vite qu’ils feraient mieux de se tenir loin de ma sœur. Zoé ne lui répond pas. Dans sa figure, je peux facilement lire : « Débarrasse-moi de lui, Nolan ! » Mike commence à jouer avec le foulard qu’elle a autour du cou. Zoé se replie à l’extrémité du divan.

– Ôte tes grosses pattes sales de sur ma sœur !

J’ai traversé l’espace qui nous séparait comme une balle de fusil. En face de lui, je colle mes genoux aux siens pour le coincer entre le divan et moi. Pas question qu’il prenne la fuite avant d’avoir entendu ce que j’ai à lui dire.

– Hé ! Ta sœur est pas ta propriété ! Va donc prendre une puff pour te calmer, m’envoie-t-il sur un ton arrogant.

Avis

Dès le début ce livre est plein d’émotion, de sentiments. On s’attache très vite aux deux enfants. Ce livre nous montre vraiment bien les deux comportements des jeunes lorsqu’ils sont placés en famille d’accueil. L’un très colérique, très déçu et désorienté qui passe son temps à faire des bêtises afin d’attirer l’attention. Et le deuxième qui est d’accepter les choses comme elles sont. Au bout de 8 ans l’enfant à refait sa vie dans une nouvelle famille.

On voit bien qu’il y a un refus total de la part de l’aîné pour lui, il a été enlevé et pas sauvé malgré les souffrances qu’il a pu avoir.

Ce livre nous montre bien que le manque de confiance en soi peut-être très destructeur. C’est ce qui résume très bien Nolan. Il n’a pas confiance en lui et en les autrse. Ce 19ème déménagement lui apprend plein de choses. A commencer qu’il n’est pas un moins que rien et que oui il est capable de faire plein de chose. On va lui apprendre à avoir confiance autant en lieu, qu’en son travail et qu’en les autres. Sans confiance, on doute tellement . Cet ouvrage nous le prouve bien.

J’aime beaucoup le personnage de Laurie qui tient tête à Nolan et grâce à cela l’aide à s’en sortir, l’aide à aller mieux, à connaitre de nouveaux sentiments.

Un livre vraiment fort en émotion, j’ai bien rigolé, mais j’ai aussi versé ma petite larme. Une histoire vraiment surprenante, peine de rebondissement, de bons conseils et d’amour sous toute ces formes.

Je suis impressionée de lire autant de malheur et de souffrance dans l’histoire de Nolan et de Zoé. On voit bien que Nolan veut tout faire pour protéger sa petite soeur au point de s’oublier lui même. Je ne comprend vraiment pas comment une mère peut se résoudre à ce genre de vie et faire autant de mal à ses propres enfants? Une histoire vraiment poignante nous est offerte à travers ces lignes.

Malgrè sa vie Nolan aura appris de bonne leçons. Les bêtises de sa mère lui auront donné conscience de ce qu’il ne voulait pas être et qu’il ne veut pas offrir la même enfance, la même vie à ses propres enfants.

Note

9,3/10. Une histoire vraiment poignante.

(V)ivre

(V)ivre


Auteur:
 Sophie Laroche

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Format: Ebook

Maison d’éditions: Éditions de Mortagne

Date de parution: 24 octobre 2012

Prix: 16,95$ Broché

Résu

Depuis cette fameuse soirée chez John, Félix en parle sans arrêt à Nathan, son meilleur ami. Il ne cesse d’évoquer cette fête où ils ont bu plus que de raison. Normal, ils sont en âge de s’amuser! Et bien sûr qu’ils étaient en état de conduire pour rentrer!

Il parle de l’accident et des jours qui ont suivi leur copain Zach, toujours dans le coma, Noah, si différent depuis. Il raconte le regard des autres, la difficulté de revenir à une vie normale après « ça ».

Mais Nathan ne répond pas.

Nathan est mort.

Mort dans ce virage…

Une fraction de seconde où quatre vies ont basculé à jamais. À cause de l’alcool au volant. Pour quelques verres en trop, Félix a mis le V du verbe vivre entre parenthèses. Ivre, il a cessé de Vivre. Il va pourtant bien falloir continuer. Survire à l’absence de l’un, espérer la guérison de l’autre. Se supporter les uns les autres. Se supporter soi-même. Si c’est encore possible…

Extrait

[…]

* Excuse cette indiscrétion, Félix… As-tu bu de l’alcool depuis cette soirée?

Non bien sûr que non! Ça me paraît évident, mais je le réalise seulement à cet instant.

* Non, pas un seul verre.

* Et sais-tu pourquoi? insiste-t-elle.

* Je crois… Je crois que je n’en ai tout simplement pas envie.

Elle me sourit.

  • J’ai été directe, j’en suis désolée. Mais les jeunes auront ce genre de questions quand tu les rencontreras, celle-là et bien d’autres encore. Il faudra qu’on les envisage ensemble, pour que tu ne te laisses pas déstabiliser.

[…]

Avis

Un livre très fort en émotion, mais tellement vrai. Comment réagiriez-vous si vous perdiez votre meilleur ami dans un accident de voiture où vous êtes 4 amis ivres. Tout le monde les a laissé repartir en voiture alors qu’ils avaient bu.

Ce livre est vraiment moralisateur, il nous permet de comprendre ce que les victimes de ce genre d’accident ressentent et vivent après, enfin s‘ils y arrivent. Ce que les personnes extérieures n’arrivent pas à comprendre dans lors de ces évènements c’est que les personnes qui restent en vie s’en veulent énormément après, ils se sentent tellement responsables, oui ils ont une part de responsabilité, mais à force égale. De plus ils payent bien assez cher leur bêtise. D’accord, les gens extérieurs perdent un fils, un neveu, un amoureux, un ami, mais eux aussi ont perdu un ami cher, ils payent le prix fort.

Dès le début, on sent qu’il y a quelque chose d’autre, autre que l’accident. Un mensonge plane au-dessus de tout cela? Y aurait-il un secret qui unit les vivants? Et si Nathan n’était pas réellement le conducteur? Et si c‘était un de ses amis?

J’ai eu un peu de mal à accrocher au début à cause de ce sentiment de gêne, à cause de ce secret. Du fait que je n’approuve pas ce genre de mensonge, mais bon, je sais aussi que ce n’est jamais facile de parler, et de vivre avec ça.

Leur bêtise, boire en soirée au point d’être ivre mort, conduire quand même, résultat de la soirée: un ami mort, un autre qui fait 6 semaines de coma et qui se retrouve paralysé et qui ne se souvient de rien de cette soirée.

Tout cela, a des conséquences différentes sur les deux garçons en « bonne » santé.

Noah: qui lui continue comme si de rien n’était, retourne en soirée, boit au point d’être ivre. Il ne buvait plus pour s’amuser, mais plus pour se détruire.

Félix: qui lui apprend de son énorme erreur et veut que son histoire (qui ne peut pas ramener son meilleur ami à la vie) serve aux autres jeunes, qu’ils ne fassent pas les mêmes erreurs que lui et ses amis. Il apprend aussi qu’il vaut mieux dire la vérité.

Ce livre donne une grosse leçon de morale. Boire ou Conduire, il faut choisir, la mort peut vous attendre dans un virage. Il faut savoir prendre ses responsabilités même si celles-ci sont dures. Et à aucun moment, c’est une honte de dire  » Non, j’ai trop bu, je ne peux pas conduire, on dort sur place ».

Et si au final dire la vérité était mieux. Après tout, il vaut mieux une vérité qui fait pleurer q’un mensonge qui fait sourir.

Un livre que je ne pensais pas aimer à cause du secret, mais que j’apprécie en fait, car oui toute vérité se sait un jour.

Juste un peu déçue par la fin, car du coup on ne sait pas ce qui va se

passer pour les 3 amis. Que va-t-il arriver à Nathan? Zach va-t-il réussir à vivre avec tout cela? Et Noah? Va-t-il continuer à boire? À se détruire?

Je recommande vraiment ce livre, il nous donne beaucoup de leçons de vie.


Un livre des éditions de Mortagne qui apporte énormément au lecteur.


Note

8,9/10.

Une lecture très agréable, et qui ne laisse pas indifférent.